RETROSOUNDLa première vague

DANA / L’histoire

Un son dans la mémoire.
De la musique à venir.

Si vous avez aimé ces samplers, vous connaissez cette envie : retrouver une matière qui répond au jeu, une attaque qui accroche, un son que l’on s’approprie.

1986.
L’Emax.

Avec l’Emax, E-mu rapproche le sampling d’un plus grand nombre de musiciens. Le son enregistré devient une matière à répartir sur le clavier, boucler et façonner.

Sa conversion 12 bits, son E-chip et ses filtres analogiques appartiennent à une architecture bien précise. La personnalité de l’instrument se comprend dans cet ensemble.

1989.
L’Emax II.

L’Emax II ouvre un nouveau chapitre avec le sampling 16 bits et le filtrage numérique. Une autre génération technique, dans la continuité de cette façon de jouer et d’organiser les sons.

DANA travaille sur les deux familles de banques en conservant leur distinction. Le détail des fonctions et des formats repris se trouve dans la page La machine recréée.

Une mémoire musicale, des gestes bien réels

Vous avez peut-être déjà
une histoire avec ces machines.

Depeche Mode.
La matière sonore prend la scène.

Une voix, une percussion, une texture : le sampling permet de faire entrer des mondes entiers dans un clavier. En 1993, le dispositif scénique de Depeche Mode comprend plusieurs Emax II, pilotés notamment par Martin Gore et Alan Wilder.

Pour ceux qui ont connu cette époque, ces machines évoquent aussi ce plaisir : retrouver sous les doigts une matière sonore que l’on reconnaît dès les premières notes.

Repère historique : Musician, octobre 1993 — « Gear à la Mode ».

Orbital.
Le sample comme point de départ.

En juin 1993, les frères Hartnoll font de l’Emax II leur sampler de prédilection. Paul Hartnoll souligne les transformations qu’il permet une fois le son chargé : l’échantillon devient le début d’une exploration.

Cette envie traverse les époques : partir d’un fragment, le façonner, le jouer, jusqu’à trouver une phrase qui n’appartient qu’à vous.

Entretien : Orbital, Music Technology, juin 1993.

Ces références racontent l’usage des instruments d’origine ; elles n’impliquent aucune participation de ces artistes à DANA.

L’ingénierie derrière l’instrument

Dana Massie.
Dave Rossum.
Et toute une équipe.

Des noms derrière les circuits, les commandes et le plaisir de jouer.

Le manuel de l’Emax crédite Dave Rossum pour la conception matérielle et Dana Massie avec Dave Rossum pour l’E-chip. Il rappelle aussi le travail des équipes logiciel, fonctionnelle et sonore. DANA rend hommage à Dana Massie ; le projet reste indépendant des concepteurs et de leurs ayants droit.

Des circuits au son : la machine recréée

Derrière DANA

Une passion pour ces machines.
Une envie de les rejouer.

Retrosound est le projet indépendant de Philippe. DANA en est le premier instrument, né d’un attachement vécu aux Emax et à leur manière de faire de la musique.

La recherche s’est poursuivie dans leurs formats, leurs tables et certaines portions du firmware. Derrière les pages familières, ce sont aussi des règles de jeu et de traitement que nous avons voulu comprendre et reconstruire.

Cette histoire continue
avec vos propres sons.

Vous avez peut-être possédé un Emax. Peut-être seulement rêvé de jouer avec. DANA vous invite à reprendre ce fil : retrouver une banque prise en charge, importer votre propre échantillon, façonner une phrase et laisser venir la suivante.

Retrouvez les fonctions et les formats dans La machine recréée.

Repères : manuel E-mu et crédits · annonce Emax II, octobre 1989. Sources détaillées dans La machine recréée.